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Vigilance

Le problème

Quand quelqu'un appelle le 911, l'opérateur doit fonctionner à l'aveugle.

Tout repose sur ce qu'un appelant — souvent paniqué, parfois en danger — arrive à décrire au téléphone. L'opérateur doit décider vite, avec une information partielle, imprécise et chargée d'émotion. Les équipes partent vers une scène qu'elles ne verront qu'en y arrivant.

Vision partielle

L'appelant décrit ce qu'il voit de sa fenêtre, pas la scène entière. Un second véhicule, une personne au sol hors de son champ de vision, une issue bloquée : autant d'éléments décisifs qui échappent à l'appel.

Localisation imprécise

« Près du parc, je pense » : chaque minute passée à préciser une adresse est une minute perdue. Et sur un grand terrain ou une route, l'adresse ne dit pas où se trouve exactement la personne en détresse.

Situation mal évaluée

Combien de victimes ? Le feu se propage-t-il ? Y a-t-il un danger pour les intervenants ? Sans réponse fiable, on envoie trop, pas assez, ou mal préparé.

« Le délai est le premier facteur de réactivité. »

La vision

Donner des yeux aux premiers répondants, dès la première seconde

Vigilance vise un principe simple : au moment où un appel 911 est localisé, une image doit déjà être en route.

Le système est conçu pour qu'un drone autonome, stationné sur une base de recharge à proximité — poste de police, caserne, hôpital —, décolle seul dès la localisation de l'appel et transmette un visuel aérien en temps réel à l'opérateur et aux équipes en route.

L'opérateur ne dépendrait plus du seul récit d'un appelant : il verrait la scène. Les équipes sauraient ce qui les attend avant d'arriver. Les bonnes ressources partiraient du premier coup, mieux positionnées, mieux préparées.

C'est une vision en construction : le projet est au stade de la conception, et chaque étape — technologie, réglementation, acceptabilité sociale — sera franchie de façon transparente.